Intellectuelle !

Se réveiller pour vivre...Chapitre 5

Dernière mise à jour : ( 11-12-2008 )
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Publié dans : Intellectuelle !, Littératures


Image« Hé, quoi tu veux que je cesse d’aimer ? » (Lettre de Georges Sand à Flaubert)

 Et puis la table, dans le noir, revient. Mon père s’écarte, s’efface une fois de plus devant d’autres. Les attablés arrangent une chronologie silencieuse, un ordre selon lequel ils forcent ma mémoire… Alain se tient face à mon époux. Mon frère à demi… Sorte de mystérieux duo siamois, deux moitiés de moi aux antipodes l’une de l’autre, cependant réunies dans mon amour.

Alain, mon demi-frère, fils de papa Lili et d’une femme antérieure à ma propre mère. Celui qui sa vie durant a tenté de me fuir, qui par une sombre pudeur alliée à un machisme d’apparat, n’a jamais consenti à me retourner l’amour que je lui portais. Comme dans mon songe d’accidentée, de comateuse brisée, je revois le noir alentour de mon frère… Les murs, la moquette, les sofas et coussins : tout de son appartement, jusqu’aux draps de sa couche, revêtait la même valeur – noir. Son environnement fait noirceur ! Le poids incolore d’une vie impossible à vivre, le mutisme décliné dans une teinte unique et visqueuse de solitude… plus loin la peur que l’on soupçonne sans oser jamais la nommer. De l’austérité d’une habitation aux douleurs abyssales d’un être, comme la distance est courte ! Cet Alain-là, était, oui, mon demi-frère ; une moitié vivante traînant un être passé, délavé de tout appétit d’existence, sans chaleur apparente, un cœur de petit garçon marqué, Alain et sa moitié grise, qui m’est resté demi-frère…


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Se réveiller pour vivre...Chapitre 4

Dernière mise à jour : ( 11-12-2008 )
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Publié dans : Intellectuelle !, Littératures


Image« Quand Dieu se tait, on peut lui faire dire ce que l’on veut » (JP Sartre).

Il me souvient déjà avoir vu un film, dont j’ai oublié le titre, dans lequel une fille livre, au moyen d’un film vidéo envoyé par Internet, ses pensées à son père mourant à l’autre bout du monde. Dans son message, la fille, devenue femme, donne à son père la plus belle des évidences, comme gage irrévocable de son amour : « On dit que pour une fille, son père est le premier homme de sa vie… tu n’as pas été seulement mon premier homme, papa, mais le seul homme de ma vie… ». Le père, dans ses derniers instants, est entouré de sa famille, de ses amis fidèles ; seule sa fille, l’être qui pourtant lui témoigne le plus poignant amour, est absente.

Dans cette métaphore, je me retrouve :
- « Je n’étais pas prés de toi, juste avant….ton départ éternel, cet accident ! Depuis  ce jour je te cherche inlassablement.
- « qui ? Papa Lili, comme je l’appelais.
Mon père, cet éternel inconnu, cet homme tressé d’intensité et de silences que j’ai passé ma vie à tenter de rejoindre sans y parvenir jamais, sinon par petites touches – infimes coups de pinceau portés à une nature morte… Papa Lili, l’homme du silence mais , mais aussi du bruit et du rire, mais à la culpabilité inconsolable, aux racines envolées, à l’existence volée. Celui qui, sans jamais me quitter ni cesser de me promulguer un amour intarissable, ne s’est jamais ouvert à mes questions, m’a toujours quelque part éludée… Ce père, mien, éculé par une vie trop tôt devenue insupportable à justifier, dont la voix semble s’être perdue en chemin ; l’éternel survivant enfermé dans sa solitude coupable et refusant toute aide, empêtré malgré lui dans les limbes secrètes de son fardeau…

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Biographie de Jacques Mesrine

Dernière mise à jour : ( 27-10-2008 )
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Publié dans : Intellectuelle !, Culture


ImageFils de commerçants, c'est à Clichy-La-Garenne (au 5 de l'avenue Anatole-France) qu'il grandit et qu'il se met à fréquenter les quartiers populaires de la capitale.

Il fait une partie de ses études au collége-lycée de Juilly.

Pendant la guerre d'Algérie, il est amené à se comporter cruellement. C'est durant celle-ci que Mesrine prend un pistolet de .45 ACP sur l'une de ses victimes et le rapporte en France. Il l'aura constamment sur lui.

Il participe à de nombreux cambriolages dès l'âge de 23 ans avec son ami de toujours, Tony Ferreira.

En 1961, il est arrêté une première fois au Neubourg, à coté de Louviers où ses parents avaient une maison de campagne, lorsqu'il tentait, avec 3 complices, de braquer le Crédit Agricole.

Après son mariage, il émigre au Canada au service d'un milliardaire handicapé qu'il enlève en 1969 mais ce dernier réussit à s'echapper. Là, il tue deux garde-chasses. Arrêté, il s'évade de prison et retourne en France où il commet de nombreuses attaques à main armée. Il est arrêté par le commissaire Robert Broussard une première fois en 1973, à son appartement rue Vergniaud dans le 13e arrondissement de Paris. Cette arrestation restera célèbre puisque le truand ouvrit la porte aux policiers (après vingt minutes de négociations à travers la porte) et offrit le champagne au commissaire (Mesrine à Broussard : « Tu ne trouves pas que c'est une arrestation qui a de la gueule ? »).

Son incarcération aux quartiers de haute sécurité de la prison de la Santé est à l'origine d'un combat médiatique qu'il entend mener afin de les faire supprimer, décrivant les conditions de détention qu'il juge dégradantes. Il y rencontre Charlie Bauer, un révolutionnaire d'ultra gauche, qui devient son bras droit. Il parvient néanmoins à s'évader le 8 mai 1978, accompagné de François Besse et de Carman Rives (ce dernier est tué lors de l'évasion). Les conditions de son évasion restent à ce jour non élucidées.

Peu de temps après, il braque le casino de Deauville avec son compagnon de cavale, François Besse. Le braquage tourne mal, faisant deux blessés, mais les deux évadés parviennent à s'enfuir. Il continue les braquages (comme celui de la Société générale du Raincy le 30 juin 1978) tandis que la police poursuit ses efforts pour le localiser. Mesrine nargue les autorités en donnant des entretiens à des journalistes. Ainsi à Paris Match, le 4 aout 1978, Isabelle Peltier reçoit ses déclarations. Il se montre menaçant envers qui voudrait tenter de l'arrêter. Il veut abolir les QHS et va jusqu'à menacer Alain Peyrefitte, ministre de la Justice de l'époque. Sa notoriété entraîne une guerre des polices entre Lucien Aimé-Blanc chef de l'OCRB et Robert Broussard chef de l'antigang, pour l'arrêter. Le 10 novembre 1978, il essaie d'enlever le juge Petit, président de la cour d'assises de Paris à l'époque, qui l'avait condamné à 20 ans de prison en 1977. Il n'y parvient pas, le fils aîné du juge parvenant à prévenir les autorités. Mesrine parvient à s'enfuir. Le 21 juin 1979, il enlève le milliardaire Henri Lelièvre et obtient une rançon d'un million de francs.

En septembre 1979, Mesrine tend un guet-apens au journaliste de Minute, Jacques Tillier, le torture, le blesse grièvement par balles en lui tirant dans la joue et le laisse pour mort. Mesrine reprochait à ce journaliste de l'avoir diffamé en écrivant qu'il n'était pas une personne « réglo » avec ses associés en août 1979.

Fin octobre 1979, les hommes du commissaire divisionnaire Lucien Aimé Blanc, chef de l'Office central pour la répression du banditisme (OCRB) repèrent l'appartement de Mesrine rue Belliard, dans le 18e arrondissement de Paris. Maurice Bouvier, alors directeur central de la police judiciaire, saisit la Brigade de recherche et d'intervention du commissaire principal Robert Broussard, territorialement compétente sur Paris pour procéder à l'arrestation de Jacques Mesrine. Le vendredi 2 novembre 1979 à 15h15, Mesrine, au volant de sa voiture avec sa compagne Sylvia Jeanjacquot, est encerclé par les hommes de la BRI, porte de Clignancourt, à Paris. Un camion bâché, qui s'est inséré devant son véhicule, dissimule des tireurs qui ouvrent le feu sur lui et sa compagne. On retrouvera dix-neuf impacts de balles sur son corps. Il est tué en possession de grenades et d'armes de poing. Sa compagne, grièvement blessée, perd un œil dans la fusillade. Sa mort est un premier cas de remise en cause de la légitime défense vis-à-vis de la police, qui aurait ouvert le feu sans sommation. On rappelle toutefois à cette occasion un avertissement de Mesrine à Broussard : « Quand nous nous rencontrerons à nouveau, ce sera à celui qui tirera le premier. »[1].

Le 6 octobre 2006, la Cour de cassation française a déclaré irrecevable le pourvoi en cassation de la famille Mesrine suite au non-lieu prononcé le 1er décembre 2005 par la chambre d'instruction de la Cour d'Appel de Paris.

Il est enterré au cimetière Nord de Clichy-La-Garenne, la ville qui le vit naître.

La BMW 528i vert métallisé de Jacques Mesrine est restée avec les scellés de justice 28 ans dans une fourrière à Bonneuil-sur-Marne avant d'être broyée dans une casse d'Athis-Mons le 14 mai 2007.

David AMAR

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Les femmes dans les arts d'afrique

Dernière mise à jour : ( 20-10-2008 )
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Publié dans : Intellectuelle !, Culture


Le Musée Dapper à Paris propose du 10 octobre au 12 juillet une exposition sur la représentation de la femme dans l’art africain : la génitrice, la mère, l’épouse, la jeune femme ….Quelques 150 pièces, statuettes, masques, figurines, évoquent les multiples images de la femme africaine, de celle vivant dans l’ancienne Egypte à celle d’Afrique Noire. L’exposition réunit des pièces venant de diverses collections, belges, suisses, allemandes et même du Louvres.
Mais l’exposition propose en parallèle une programmation consacrée aux problèmes de l’excision ou de la polygamie à travers des films et des débats.

Marianne Kottenhoff

Musée Dapper
, 35 bis, rue Paul Valéry   75016 Paris
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"Génération MLF"

Dernière mise à jour : ( 20-10-2008 )
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Publié dans : Intellectuelle !, Psychologie


Le MLF, le Mouvement de Libération des Femmes, fête cette année ses 40 ans. 40 ans de luttes, de combats et de victoires que les générations futures ne doivent pas oublier. Car ces femmes nous ont ouvert la voie, à nous, dignes héritières des féministes, débarrassées  de tout complexe et délivrées de nos carcans. Une cinquantaine de femmes réunies autour d’Antoinette Fouque ont voulu témoigner dans un livre de 600 pages de ces années de conquêtes.
« Génération MLF » aux éditions des Femmes ( Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir )
En quoi être une femme est si différent d’être un homme ?
C’est la question centrale que s’est posée toute sa vie Antoinette Fouque et qui a rejeté le féminisme Beauvoirien « spectaculaire et symbolique. Source http://www.liberation.fr

Tu penses quoi du féminisme en 2008 ?
Allez sur le forum pour en discuter

Marianne Kottenhoff et Patricia Scemama


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