Simone de Beauvoir le disait : « on ne naît pas femme, on le devient ». Eh bien il semblerait que cela se vérifie encore une fois. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, la Halde, vient d’épingler les manuels scolaires du programme du secondaire. Selon elle, ils seraient en effet truffés de stéréotypes dévalorisants notamment pour les femmes. La Halde s’appuie sur une étude très sérieuse réalisée dans une trentaine de manuels mais aussi à partir d’entretiens auprès d’élèves et d’enseignants. Ainsi, les hommes sont plus représentés que les femmes qui en plus restent cantonnées dans des emplois peu valorisants. La Halde demande donc au gouvernement de redresser la barre. http://www.lahalde.fr
Barack Obama décrit sa femme comme un roc, qui lui donne de la force tout en le critiquant gentiment pour qu’il garde les pieds sur terre. Avant les électeurs, c’est elle qu’il a dû convaincre en premier.
Michelle avait peur que la politique ne lui vole son mari et le père de ses enfants. Elle a d’ailleurs posé ses conditions : que leurs deux filles, Malia et Sasha voient leur père au moins une fois par semaine et ….qu’il arrête de fumer ! Michelle n’a pas l’intention de jouer un rôle direct dans l’administration de son mari. Peut-être juste celui de conseillère informelle, comme elle l’a fait durant toute sa campagne. Son premier titre, affirme-t-elle c’est d’être maman en chef. D’ailleurs, elle souhaite se concentrer sur les moyens d’aider les femmes à concilier vie de famille et vie professionnelle.
C’était l’une des figures invitées au Forum International des Femmes de Deauville. Sampat Pal est indienne et mère de 5 enfants. Elle est aussi chef de gang. A 47 ans, elle cette fille de berger de l’Uttar Pradesh (nord de l’Inde) a quitté pour la première fois son village pour expliquer aux femmes du monde entier combien il est important de construire des écoles en Inde. Pour éduquer les filles. Depuis 10 ans, Sampat Pal se bat pour les femmes et les plus démunis. En 2006, naît son gang en saris roses : des femmes qui, comme elle, s’opposent à l’injustice. Sous toutes ses formes. Ses combats, elle et sa bande, les livrent au quotidien : convaincre un homme de laisser son épouse prendre la pilule, obtenir le versement d’une aide sociale qui tarde à venir, un mariage imposé à une enfant…..Sampat Pal organise un sit-in avec des dizaines de femmes armées d’un bâton. Le but est d’impressionner, de faire pression. Et ça marche. Aujourd’hui le gang compte quelque 3.000 membres et il est connu dans toute l’Inde. Dans ce pays où la femme est traitée comme une moins que rien, Sampat Pal lui a rendu sa dignité. Mariée de force à 12 ans, issue de la caste des bergers, l’une des plus méprisées, elle est une parmi des millions. Elle a choisi de ne pas être une victime. Elle a choisi de se battre. L’histoire de sa vie est devenue un livre « Moi, Sampat Pal, chef de gang en sari rose » (Oh ! Editions). Tiré à 50.000 exemplaires, il sortira dans plusieurs pays d’Europe au premier semestre 2009 et dés fin octobre en France. Une édition est également prévue en hindi. Pour que toutes les femmes sachent que rien n’est jamais perdu et que les causes justes valent toujours la peine d’être défendues. Pour que renaisse l’espoir.
Au Maroc, le Conseil supérieur des oulémas, présidé par le roi Mohamed VI, est intervenu pour contrer une fatwa, c’est-à-dire un avis religieux. Elle autorisait le mariage des filles dés l’âge de ….9 ans ! L’auteur inspiré de ce texte est un théologien marocain qui anime une association islamique revendiquant une soixantaine de maisons coraniques à travers le royaume. La fatwa diffusée sur internet a provoqué une vague de saines réactions et de protestations de la part d’ONG mais aussi de la presse marocaine. La réponse officielle ne s’est pas fait attendre : sur l’âge légal des femmes au Maroc, le conseil s’est référé au code le la famille en vigueur depuis 2004 qui le fixe à 18 ans. Au Maroc, la loi a décidé de protéger les femmes.